Petit bilan

Posted By on 27 Jan 2015 |

Pour clôturer ce chapitre, nous vous proposons ce petit bilan qui répond aux différentes questions que vous nous avez fait parvenir. Nous en avons fusionné certaines qui étaient similaires. On espère qu’il n’y a pas d’oubli !

Mais d’abord, quelques chiffres sur cette année passée :

  • Nous avons parcouru environ 63948km en avion, mis les pieds dans plus de 20 aéroports, pour un total de 22 vols ;
  • Nous avons gagné 28 tampons sur chacun de nos passeport, l’immigration est ravie à chaque contrôle 😉 ;
  • Nous avons parcouru environ 9908km en transport collectif, impossible de dire le nombre de bus que nous avons pris !!
  • Nous avons parcouru 5533km en voiture (en incluant la partie en scooter), la grosse majorité en Nouvelle-Zélande bien entendu ;
  • On estime à environ 1000km la distance parcouru à pied pendant toute l’année. Nos semelles sont toujours là ;
  • 8343 photos, 263 vidéos (!!) ;
  • Enfin, à nous deux nous avons du perdre entre 20 à 30kg, le plus bas étant à la fin de l’Asie ! Les sacs, eux, en ont pris quelques uns !

Place à vos questions et à nos réponses…

Si vous deviez choisir, diriez-vous que ce sont les rencontres humaines, les endroits magnifiques, l’aspect dépaysant et aventurier (ou autre chose !) qui vous ont le plus marqués ? Quel est l’endroit qui restera pour vous le plus magique et côté humain y a t-il des gens qui vous ont plus touchés que d’autres, avec qui vous avez pu plus partager ? Et au contraire, il y a t-il un pays où vous vous êtes senti mal à l’aise ?

Quand on commence à discuter avec les gens de notre voyage, une question est souvent récurrente : « qu’avez vous préférez ? ». Nous avons beau retourner le problème dans tous les sens, on arrive à trouver une particularité à chaque pays qui fait qu’on l’a apprécié et au final, c’est vraiment difficile de dire qu’un en particulier nous a plus marqué.

L’année a de plus été riche et nous avons pu voyager de différentes façons : en sac à dos pur et dur en Asie, de façon plus posée en Australie, en van en Nouvelle-Zélande… Chacune nous ayant fait découvrir des facettes différentes de notre voyage.

Du fait de notre orientation plutôt « nature » nous avons bien sûr été comblés par tous les paysages magnifiques et sensationnels que nous avons pu voir. Globalement, l’aspect humain nous a souvent déçu du fait que nous avons souvent eu la sensation que les populations locales sont dévorées par le tourisme et nous n’avons souvent pas trouvé l’authenticité que nous espérions trouver. Heureusement, ce n’est pas une caractéristique complètement générale et nous avons eu aussi l’occasion de découvrir des gens merveilleux qui nous ont souvent donné de bonnes leçons de vie.

Les paysages montagneux, en particulier ceux de Nouvelle-Zélande et Ushuaïa, resteront tout de même les endroits où nous nous sommes sentis le mieux. On envisage difficilement de vivre loin de la montagne désormais. Les rencontres avec les animaux furent aussi quelque chose de très intense qui nous a beaucoup marqué.

Il n’y a pas vraiment de pays où nous nous sommes senti mal à l’aise. Peut être un peu au Cambodge, où les gens étaient parfois un peu méprisant envers les étrangers. Le comportement des touristes parfois nous a mis mal à l’aise !

Comment avez-vous vécu la notion de temps durant votre périple ? Avez vous, un jour, eu envie d’arrêter ?

La réponse est un peu différente en fonction de notre position dans la chronologie du voyage. Le temps est passé vite au début de l’Asie ; puis avec la fatigue morale (de ne jamais être posé) et physique (gros changement de rythme alimentaire, perte de poids jusqu’à 20kg, porter le sac très souvent), la fin nous a paru longue au point de se demander si nous allions continuer.

Puis nous sommes arrivés en Australie, qui a été une expérience vraiment sensationnelle, le temps s’est mis à couler à grandes eaux… Et nous n’avons pas vu passer les trois mois. Pareil pour la Nouvelle-Zélande. Arrêter ou même juste rentrer était bien sûr plus que hors de question, et pour la première nous étions dans des pays où l’on pourrait vraiment se plaire au point de s’installer.

Enfin, en Amérique du Sud, nous avons commencé en étant fatigué par l’énorme décalage horaire. Nos corps ont mis beaucoup de temps à se remettre, et nous avons passé la première dizaine de jours les batteries à plat. À ce moment, on se disait que ce chapitre américain était de trop. Au final, le temps est tout de même passé vite et nous avons vécu de bons moments.

Maintenant que le voyage est terminé, on se dit que cette dernière année est vraiment passée vite…

La possibilité de nous livrer vos impressions, vos photos, au fur et à mesure vous a-t-elle aidé à mieux profiter de votre voyage ou pensez-vous aujourd’hui qu’il aurait été préférable de vous couper davantage de nous ?

Partager notre voyage à travers le blog a été depuis le début une des choses que l’on voulait faire et cela pour plusieurs raisons.

La première est que le blog nous permet de garder un lien avec la famille et les amis. Nous voyons notre voyage comme un style de vie, et même si en l’occurrence la durée du voyage était bien délimitée, on souhaitait le vivre comme s’il n’avait pas de fin. Ne pas partager ce qu’on l’on vivait pendant le voyage serait donc revenu à ne pas le partager du tout. Peut être que certains d’entre vous voient ce voyage comme des « vacances » pour lesquelles il serrait certainement plus logique d’avoir un partage à posteriori, mais le seul point qu’il y ait avec des vacances c’est le fait d’être à l’étranger !

Ensuite, notre voyage a demandé souvent beaucoup d’organisation, et nous avons trouvé une multitude d’informations dans les blogs d’autres globe-trotteurs. Ça nous semblait donc normal de rendre la pareil en partageant à notre tour notre vécu pour que cela puisse profiter à d’autres. Il nous reste encore beaucoup de travail à faire sur le blog pour synthétiser les informations au travers de différentes fiches par pays.

Enfin, le blog est aussi une forme de journal de voyage. Il nous permet de structurer un peu la multitude d’expériences que nous avons vécu. Il ne contient évidemment pas toutes nos expériences, mais les points centraux qui permettent de rembiner notre mémoire aux moments que l’on souhaite revivre. On souhaiterait s’appuyer là-dessus pour rédiger un petit livre de notre aventure.

Où retourneriez-vous ? Pour plus longtemps, voire vivre un temps (avec travail, domicile) ?

Il y a plusieurs pays où l’on souhaiterait retourner, pour différentes raisons. Par exemple, on voudrait repartir au Népal mais pour faire principalement des grandes randonnées, autour de l’Annapurna en particulier !

On aimerait aussi retourner en Australie un de ces jours, pour quelques années. C’est un pays où on pourrait vivre, le style de vie nous convenait vraiment bien et les gens qui y habitent sont géniaux. C’est un pays tellement grand et magique qu’il y aura toujours des choses à découvrir, peu importe le temps qu’on y reste !

Ça ne nous déplairait pas de retourner en Nouvelle-Zélande bien sûr ! Nous sommes vraiment tombé amoureux de ce pays, mais… Ce n’est pas le plus proche…

Votre plus vilain moment ? Votre moment magique à 2… chacun individuellement ?

Pffiou…. On a du mal à trouver un vilain moment ! Il y a eu certes des moments difficiles mais après coup, on en rigole. Il y a peut être une expérience qui nous a plus marquée car elle s’est passée au début du voyage et nous a un peu refroidi pour la suite sur la confiance que l’on peut avoir envers les gens ! C’était notre premier jour à Katmandou, on se promenait dans les rues avec notre carte pour découvrir de nouvelles choses. Un groupe de jeunes est venu discuter avec nous, dont un qui parlait français, ce qui maintenant nous rendrait méfiant ! On discute un peu avec eux, et au bout d’un moment nous partons continuer notre visite. Celui parlant français nous accompagne, nous disant qu’il est en vacances et qu’il n’a donc rien de mieux à faire. Je ne suis pas très à l’aise avec ça mais on voyage aussi pour rencontrer des gens, c’est donc l’occasion.

On continue notre promenade, et notre compagnon très gentil nous indique divers lieux et donne des explications. Mon malaise vis à vis de la situation ne s’améliore pas, et je me dis qu’il va nous demander quelque chose à un moment ou un autre. Il nous raconte qu’il est étudiant en art et qu’il souhaite nous montrer ces œuvres. Il nous emmène donc dans le bâtiment où l’on peut voir les peintures des étudiants… qui sont bien évidemment à vendre ! On se dit que l’arnaque était donc là.  On refuse poliment, prétextant que ne pouvons pas nous encombrer de ça (ce qui en l’occurrence était tout à fait vrai !), puis nous ressortons. Notre compagnon nous propose d’aller prendre un thé ensemble avant de se quitter. L’arnaque étant passée, pourquoi pas.

Il nous conduit alors à l’étage d’une maison, nous sommes seuls et on nous sert un thé. Un silence étrange règne alors, le gars semble un peu nerveux. Au bout d’un moment, il nous demande : « Combien me payerez vous pour mes services de guide d’aujourd’hui ? ». Il semble sérieusement se considérer comme un guide, alors que, outre le fait qu’on ne lui avait rien demandé, ses quelques informations, aussi utiles et gentilles qu’elles furent, pourraient difficilement lui permettre d’accéder à ce titre. Gentiment, pour ne pas le vexer nous lui disons 5$. Il nous dit alors que les gens lui donnent habituellement une soixantaine de dollars, voire que « les australiens m’en donnent 90 ».

Il faut évidemment se remémorer qu’il s’agit de notre premier jour de voyage, et qu’à ce moment, le moral était plutôt bien enfouit dans les chaussettes encore neuves. Deux choses s’imposent à nous. Soit c’est juste une grande gueule qui nous baratine ; soit comme de gentils moutons nous nous sommes mis dans une situation délicate, dans un endroit où il n’y a personne d’autre que nous, hormis peut être d’autres collègues prêt à nous forcer la main sur le pourboire du garçon ! Pas de risque inutile, nous lui donnons un peu d’argent et quittons prestement l’endroit.

Bien sûr, quand on repense à cette expérience maintenant, avec notre vécu, notre caractère et notre moral actuel, on sait que les choses ne se dérouleraient plus de la même façon si elles devaient se répéter maintenant ! Mais l’expérience a été marquante car elle a fixé les règles sur la vision qu’ont les locaux du touriste, c’est à dire un portefeuille avec des pattes.

En ce qui concerne les moments magiques, pour celui partagé nous citerions la nuit au Laos passé à contempler l’orage sec lorsque nous étions sur la plateau des Bolavens. C’était vraiment magique et inoubliable !

Pour Guilhelm, il y en a eut pas mal ! Mais les rencontres avec nos premiers lions de mer en NZ, alors que nous n’étions qu’à quelques pas d’eux étaient juste irréels ! De même, notre rencontre avec les dauphins de Commerson m’a vraiment marqué, j’avais l’impression de pouvoir les carresser du bout des doigts tellement ils étaient proches.

Pour Solenne, les moments magiques furent les retrouvailles avec la famille et Carine à l’aéroport. Se retrouver à l’autre bout du monde comme si c’était la chose la plus naturelle au monde, était vraiment magique ! Et très chargé en émotions 🙂 Un second est lorsque le ciel s’est embrasé en Argentine alors que nous rentrions de la péninsule Valdès, un souvenir qui restera très longtemps dans ma mémoire.

Les conseils que vous donneriez à ceux qui voudraient organiser une année comme la votre ?

Ceux qui auraient envie de parcourir sur une année comme nous l’avons ne devraient surtout pas se retenir ! Il y a des milliers de façons de voyager, il y en aura donc forcément une qui vous conviendra. Évidemment, ce ne sont pas des vacances, il y a beaucoup de travail à faire en amont, et beaucoup à faire pendant. Il y aura des galères mais elles font parties de l’expérience globale et il faut les accueillir et les traverser avec bienveillance.

Mais surtout, quoique vous pensiez, si vous le voulez vraiment, il y aura toujours une solution pour voyager !

On complétera prochainement nos fiches pour donner quelques conseils plus précis par pays, résultat de notre expérience, pour ceux qui voudraient s’y rendre.

Qu’est ce qui vous a le plus manqué de votre vie d’avant ?

Hum… Pas grand chose au final ! Bon évidemment, il y a certaines périodes où passer un moment avec la famille et les amis nous aurait bien plu, mais nous étions habitué déjà à vivre loin, et certains nous ont rejoint pendant l’aventure !

D’un point de vue matériel, à la fin de l’Asie nous avons ressenti le manque d’un « chez nous », et surtout un bon canapé ;). Le fait de bouger tout le temps, nos sacs sur le dos, donne envie à un moment de se poser juste dans un endroit à soi. Mais en Australie nous avons voyagé différemment et nous avons pu nous poser plus longtemps avec un endroit bien à nous à chaque fois. On a repris du poil de la bête, et le manque d’un chez nous a diminué.

Pour la nourriture, le fromage nous a clairement manqué pendant la période asiatique mais on en a retrouvé à partir de l’Australie, et fait de belle découverte au Pérou ! Une raclette ou une vraie fondue font toujours partie des choses qu’on a hâte de manger. Nous pensions que la nourriture nous manquerait plus que ça mais au final on se lasse vite des plats occidentaux, et on préfère souvent un bon petit plat de riz comme nous avions l’habitude d’en manger. Nos estomacs sont vite saturés aussi, fini les entrées et les desserts pour nous ! Deux plats par jour nous suffisent largement.

En quoi vous sentez vous le plus changé ?

Difficile à dire. De mon point de vue, chaque personne change constamment. Lorsqu’on arrête de changer, la fin est proche, la vie n’aime pas ce qui est statique. Plutôt que de nous changer nous, le voyage nous a plutôt offert de nouvelles possibilités de choix, et donc des nouvelles routes à emprunter pour évoluer. Pour savoir vraiment ce que c’est choix ont impliqué comme changements sur nos égos, on va devoir attendre d’avoir vos avis je pense car c’est difficile pour nous de nous en rendre compte !

Trois bons souvenirs gustatifs ? Pas obligés de de s’arrêter à 3 , ça peut être 1 mémorable et le pire …..

Il y en a un paquet de mémorable , principalement en Asie !

Le dhal bat tout d’abord, du riz avec un curry et du dhal. Un plat de base simple au Népal qui vous donne de l’énergie pour la journée. On en mangeait midi et soir pendant notre séjour à la ferme.

La panaang cury en Thaïlande. Il s’agit d’un curry baignant dans le lait de noix de coco, avec beaucoup de piment et plein d’autres épices. Il vous ferra pleurer, transpirer à grosses gouttes, mais… quel régal !

Au Laos, on ne parlera jamais assez du fameux kebab pumpkin (citrouille) que nous mangions très régulièrement (bon ok tous les jours) au restaurant chez Mama. Il s’agit d’un kebab avec u pain galette dans lequel la viande a été remplacé par des morceaux de purée de citrouille/courge frits…

Plusieurs plats vietnamiens, mais on citera la fameuse fondue vietnamienne ! Pour rappel, il s’agit d’un gros bouillon de légumes dans lequel on fait cuire différentes petites choses que l’on utilise ensuite pour faire de petits nems frais.

Enfin, un petit mot pour les très très bon fish&chips néo-zélandais. Et surtout pour les cheesey chips d’un petit bled dont j’ai oublié le nom. Il s’agit d’une portion de frites (le terme « portion » prend littéralement des proportions énorme là-bas) recouverte généreusement de fromage et de mayonnaise. Un plaisir gras inoubliable !

Le trajet où vous avez failli craquer (changer de destination , descendre dormir sur place….), et le plus sympathique (convivial ou magnifique) ?

On a beau chercher, il n’y a pas de trajet sur lequel on a failli craquer. Il y en a eu des galères bien sûr mais on a vite appris à prendre les choses de façon positive. Si vous parcourez l’Asie en pensant que le transport va partir à heure fixe, et arriver à heure fixe, c’est sûr qu’il y a de quoi craquer, mais nous étions complètement déconnectés de cette mentalité.

Pour les plus sympathiques, il y en a pas mal qui ressortent. D’abord, le retour du trek de Santa Cruz,  en minivan à plus de 4000m d’altitude, avec une vue sur de magnifiques sommets. Le plus « nous sommes des aventuriers », au retour de Namobuddha au Népal avec Carine, à l’arrière d’un pickup. La convivialité des népalais dans les petits bus locaux alors que nous n’avions aucune idée d’où nous arrêter. La traversée de la Terre de Feu, avec la rencontre des dauphins de Commerson, pour aller jusqu’à Ushuaïa. Et bien sûr, quasiment tous les 4500 kilomètres de Nouvelle-Zélande que nous avons parcouru, et qui resterons inoubliables !!

Vous souvenez-vous de votre état d’esprit à votre arrivée au Népal, comment décririez vous votre état d’esprit maintenant ?

Nos premiers moments au Népal continuent de résonner dans nos tête comme une impression d’être seuls au monde et d’avoir fait une grosse erreur. Je me souviendrai toujours nous deux, comme deux petits malheureux, emmitouflés dans nos duvets en mangeant un morceau de chocolat de Noël ! Cette image est bien loin de ce que nous sommes aujourd’hui, et fait partie de notre découverte de nous même et du monde.

Aujourd’hui, nous sommes beaucoup plus serein sur l’incertain ou les conditions extrême. Nous sommes endurci mentalement et surtout nous sommes bien plus à l’aise. Nous avons appris à nous débrouiller et à nous adapter rapidement à de nouvelles conditions. On passe un peu partout !! Quand on y pense maintenant, la forme des villes à beau être différentes selon les endroits, le fond reste le même.

Appréhendez vous un peu, beaucoup, voire beaucoup beaucoup, de vous poser pour quelques temps ?

Se poser ? Quelle drôle d’idée 😉 Oui, je pense que nous appréhendons beaucoup (à de multiples puissances) de nous poser parce que, alors que nous n’avons fait qu’entrevoir une petite partie du monde, nous savons qu’il y a encore des centaines de choses à découvrir, de lieux à visiter et d’expériences qui n’attendent que d’être vécues. Même si l’on envisage de voyager différemment, du fait que nous nous connaissons un peu mieux maintenant, se poser à long terme semble encore un peu prématuré.

Si vous en aviez eu la possibilité , qu’auriez-vous changer à cet itinéraire, ou à votre façon de voyager ?

Rien je pense ! Bon peut être une petite modification pour l’Amérique du sud. À la réflexion nous serions peut être aller de Auckland à Santiago, puis remonter vers le Pérou. Ensuite nous serions aller en Argentine par voie terrestre, en passant par la Bolivie.

Concernant la façon de voyager, rien à redire de ce côté. Même si le backpack était parfois fatiguant, nous avons quand même apprécié, et tous nos modes de voyage nous ont permis d’en apprendre beaucoup sur nous même. Que du positif donc !

Comment avez-vous vécu cette année ensemble ?  D’être toujours l’un avec l’autre constamment ?

Passer toute une année ensemble, c’est à dire vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept, était un petit challenge, car cela pousse l’acceptation de l’autre à ses limites ! Dans nos vies d’avant, il y avait toujours dans la journée une partie du temps où nous étions pas ensemble. Le voyage l’un avec l’autre de cette façon était donc un peu « ça passe ou ça casse » !

Mais en l’occurrence, ça passe ! Et très bien même. On s’aime toujours autant, sinon plus. Et nous avons toujours plein de projets ensemble, ce qui est un bilan très positif.

Bien sûr, tout cela nécessite des aménagements dans nos comportements. Il faut comprendre que l’un comme l’autre (et c’est très certainement valable pour la majorité des gens) nous avons besoin parfois de nous retrouver un peu seul dans nos têtes. Il faut respecter ces besoins de solitude.Il faut aussi accepter que sur une année, nous avons forcément des bas, des moments où ce n’est pas la joie, et qu’il faut que l’autre soit patient et compréhensif durant ces périodes. Quand nous avons des bas en même temps c’est plus compliqué ! Nous avons beaucoup gagner en communications entre nous grâce à tous ça.

L’avantage d’avoir vécu ce voyage à deux, c’est aussi qu’on était là pour se soutenir mutuellement quand l’un n’allait pas forcément bien. C’est donc un challenge que nous sommes heureux d’avoir accompli et qui a permis à notre couple d’évoluer dans une direction que nous apprécions pleinement.

Est ce que ce voyage vous a conforté dans vos choix d’avenir ?

On ne peut pas vraiment dire que nous avions fait des choix pour l’avenir. Jusqu’à présent, nous vivons plutôt pour les projets du lendemain, sans se projeter loin. Ce voyage nous a surtout conforté dans la façon dont nous souhaitons vivre, et aussi sur la façon dont nous ne voulons PAS vivre !!

D’une certaine façon, ce voyage nous a permis d’en apprendre plus sur nous même, donc les choix que nous ferons par la suite serons certainement influencés par cette connaissance.